Bilans mensuels

Mars 2011

Comme ses deux prédécesseurs, le mois de mars 2011 a été particulièrement calme à la faveur de conditions anticycloniques omniprésentes, sauf sur les régions méditerranéennes où des conditions plus dépressionnaires se sont invitées par épisodes.

Températures

Les températures, de saison en début de mois, se sont peu à peu élevées au fil des jours et la douceur s'est rapidement imposée, surtout au cours de la deuxième quinzaine avec quelques journées dignes d'un mois de mai, voire d'un début juin (trois jours avec plus de 20 degrés à Paris les 15, 24 et 25). Nous sommes toutefois restés loin des records de chaleur des mois de mars 1955, 2003 et 2005. L'écart thermique moyen national sur le mois atteint +1,2 degrés. Régionalement, on constate un excédent plus marqué sur les régions du nord et de l'est, notamment sur le Bassin Parisien (+1,8 degrés)  et l'Alsace (+1,7 degrés). Les régions méditerranéennes ont connu des températures plus proches des chiffres habituels, avec moins d'1 degré d'excédent (+0,3 à +0,8 degré). Le minimum du mois a été atteint le 7 à Nevers avec -7,3 degrés, et c'est à Guéret, dans la Creuse, qu'il a fait le plus chaud : +23,8 degrés.
 

Précipitations

Conséquence évidente des conditions anticycloniques très présentes (25 jours sur 31), les précipitations ont été faibles, voire très faibles. Une grande moitié nord a en effet connu un déficit pluviométrique important, atteignant fréquemment -80%. Le Nord-Pas-de-Calais, les côtes bretonnes et la Touraine ont été particulièrement peu arrosés (moins de 10 mm) avec par exemple 7 mm seulement à Saint-Brieuc et l'île d'Ouessant, pour des normales respectives de 46 et 60 mm. Le Lyonnais et le pourtour méditerranéen font exception en comptabilisant des millimètres excédentaires : 63 mm à Lyon pour une normale de 55 mm, 119 mm à Nice pour une normale de 61 mm, 150 mm à Perpignan pour une moyenne de 39 mm. L'épisode de pluie du 11 au 16 a apporté l'essentiel de ces précipitations, avec 76 mm dans la seule journée du 14 à Perpignan.  Il est tombé 238 mm à Solenzara, en Corse, pour une normale de 79 mm. Le record reste 286 mm en mars 1969.   

 

Ensoleillement

Deuxième conséquence logique des hautes pressions : l'ensoleillement a été largement excédentaire sur les trois-quarts du pays, plus particulièrement sur le tiers nord (plus de 40% d'excédent). Le soleil a brillé 216 heures à Saint-Dizier pour une normale de 130 heures, pas si loin du record de mars 2003 : 239 heures. Les régions méridionales font encore exception avec des durées d'ensoleillement légèrement inférieures aux valeurs moyennes : 208 heures à Ajaccio au lieu de 218 heures par exemple. De ce fait, la durée d'heures ensoleillées a été très homogène sur l'ensemble du pays : le soleil a brillé 184 heures dans le mois à Lille, comme à Perpignan !  



Ce mois de mars doux, très sec et très ensoleillé a réveillé précocement la végétation. Le manque d'eau commence déjà à se faire ressentir dans certaines régions, surtout sur la moitié nord où la gestion de l'eau devra être optimale à l'approche des mois d'été qui risquent d'être difficiles.