La
tempête
La
tempête prend naissance dans une dépression
particulièrement "creusée", lorsque la pression
atmosphérique descend très bas, les lignes
isobares se resserrent alors nettement. L'air s'écoule
d'autant plus vite des hautes pressions vers les basses pressions que
les différences sont importantes. On dit que le gradient de
pression est important lorsqu'un écart de pression est
important sur des distances relativement réduites. Lorsque
la vitesse moyenne du vent atteint ou dépasse 100 km/h, on
parle alors de tempête. Par convention internationale, les
avis de tempête sont déclarés
à partir d'une force beaufort de 10 à 11 (90
à 117 km/h). La mer devient alors très grosse et
les vagues atteignent des dimensions impressionnantes. A force 12, plus
de 118 km/h de vent moyen, on parle d'ouragan, rarissime heureusement
dans nos régions. Les vagues peuvent alord
dépasser 12 mètres. Biensûr, des vents
d'une telle violence empêchent toute navigation et les
dégâts à terre sont
considérables.
Petites
anecdotes...
Dans la nuit du 15 au 16
octobre 1987, c'est un véritable ouragan qui frappe le
nord-ouest de la France, en particulier la Bretagne. Les vents ont
atteint plus de 200 km/h de la Pointe du Raz (Finistère)
à la Pointe du Roc (Manche). Les vagues atteignaient 18
mètres en Manche avec des surcotes de deux
mètres. Les dommages ont été
estimés à plus de dix milliards de francs en
Bretagne et Normandie. Les forêts ont
été détruites à 30, voire
50%, les cultures ont été ravagées,
les ports de plaisance transformés en cimetières
d'épaves, bâtiments endommagés,
réseaux téléphoniques et
électriques très perturbés... Mais
heureusement, "seulement" deux morts.
Le 3 février 1990,
une dépression se creuse en Manche, provoquant une violente
tempête jusque dans les terres. Les rafales atteignent 144
km/h à Chartres et 158 km/h à
Brétigny-sur-Orge. Les dégâts sont
considérables. Une succession de tempêtes
intéresse d'ailleurs la France entre le 25 janvier et le 28
février 1990.
Dans la nuit du 7 au 8
décembre 1703, la tempête la plus violente jamais
recensée frappe l'Europe Occidentale entre 23 heures et 4
heures du matin. Le phare d'Eddystone, au large de Plymouth, a
littéralement disparu! Dans le Kent, 1.107 maisons furent
rasées, 17.000 arbres déracinés et
1.500 personnes furent noyées. La marée
remonté également la Tamise, provoquant des
inondations et la mort de 8.500 personnes.