Accueil Prévisions Observations Actualités météo Forums Internautes

Les News

Vendredi 25 août 2000 :

Au moins 94 personnes ont été tuées et des milliers de personnes sont sans-abri en raison des fortes pluies qui tombent depuis deux jours sans discontinuer dans l'Andhra Pradesh. L'aspect sanitaire devient maintenant le plus inquiétant, puisque les canalisations de l'eau potable pourraient être envahies par les eaux usées. 35.000 personnes ont été évacuées de la ville d'Hyderabad et que la route nationale qui relie l'Andra Pradesh au reste de l'Inde avait été endommagée en 35 points différents. Le district de Kurnool, qui normalement reçoit des précipitations annuelles de 65 centimètres, a reçu en deux jours 50 centimètres de pluies. La première priorité est de satisfaire aux besoins immédiats des sinistrés, notamment de leur apporter de la nourriture et de l'eau potable. Les pluies torrentielles ont été provoquées par une dépression atmosphérique dans le Golfe du Bengale. La dépression devrait se déplacer vers l'intérieur des terres, apportant plus de pluies sur le district côtier de Kakinada. La population a été alertée les écoles sont fermées.

De violentes rafales de vent se sont abattues jeudi dans le secteur de Luchon et Saint-Béat (Haute-Garonne), au pied des Pyrénées, entraînant l'évacuation d'une quarantaine de vacanciers dans un camping et provoquant de nombreux dégâts matériels. Les bourrasques, du vent du sud qui d'ordinaire ne franchit pas les Pyrénées, ont débuté peu avant midi et ont duré environ une heure. Ce phénomène est assez inhabituel. Dans la soirée de jeudi, de nouvelles rafales pourraient à nouveau balayer le secteur. Sous l'effet des rafales, de nombreuses cheminées, ainsi que des arbres sont tombés, sans toutefois faire de victimes. Au camping municipal de Fos, une quarantaine de personnes, dont les tentes ont été emportées, ont dû être évacuées et mises en sécurité dans la salle des fêtes du village. Jeudi 24 :

Au moins 70 personnes ont été tuées en raison des fortes pluies qui tombent depuis deux jours sans discontinuer dans l'Andhra Pradesh. Ce bilan pourrait s'alourdir alors que les pluies continuent à tomber sans interruption. Des milliers de personnes sont également sans-abri après que leurs maisons aient été emportées par des vents violents et la pluie. Les responsables locaux sont, en outre, inquiets du niveau des rivières dans la région qui ne cesse de monter.

Des incendies de forêt survenus le long d'une ligne de chemin de fer dans les Landes ont provoqué une interruption de la circulation ferroviaire entre Dax et Morcenx mercredi soir. Tous les trains ont été immobilisés dans les gares de Dax, Morcenx et Bordeaux et les passagers ont été transportés en bus. Trois TGV ont subi un retard de deux à trois heures et un train autos-couchettes à destination de l'Allemagne a été retenu à Bayonne, avant que la situation ne se normalise en fin de soirée. Les flammes ont parcouru 20 hectares de forêt de pins, nécessitant l'envoi d'importants secours dont six unités de sapeurs-pompiers restées sur place toute la nuit. Les incendies étaient maîtrisés jeudi matin, selon les secours. La canicule qui règne actuellement dans le Sud-Ouest favorise le déclenchement de feux dans les forêts de pins, particulièrement vulnérables en raison du danger que constitue les chablis et arbres à demi-déracinés après la tempête du 27 décembre dernier. Huit hectares de forêt ont également été détruits mardi par des feux dans le Médoc, à une vingtaine de kilomètres au nord de Bordeaux. Les autorités des îles du sud de la Floride (sud-est) ont ordonné mercredi l'évacuation des touristes, en raison du risque qu'ils peuvent encourir à l'approche de Debby, une tempête tropicale qui peut redevenir ouragan. Ces îles, les "Keys", se trouvent sur la trajectoire de Debby. Il s'agit d'une zone à risque, reliée au continent par une autoroute à deux voies, avec des ponts très longs, y compris de 11 km. Un porte-parole des autorités locales a indiqué ne pas être en mesure de savoir le nombre de touristes se trouvant sur ces îles. A 18H00 GMT, Debby se trouvait à proximité de Monte Cristi, en République dominicaine, à quelque 70 km à l'est/nord-est de Cap Haïtien, en Haïti. L'ouragan rétrogradé dans la journée en tempête tropicale, poursuivait sa trajectoire en direction de Cuba, des Bahamas et de la Floride. Miami se prépare également au passage possible de Debby. Le typhon Bilis qui a ravagé Taiwan a fait 90 millions de dollars US de dégats à l'agriculture de l'ile. Bilis, le plus violent typhon à toucher l'Asie cette année, a traversé Taiwan dans la nuit de mardi à mercredi avec des vents atteignant 320 km/h. Onze personnes ont été tuées, huit sont portées disparues et 101 ont été blessées. Le total des dégats à l'agriculture, aux forêts, à la pêche et au bétail est estimé à 2,78 milliards de dollars (taiwanais). Mercredi 23 :

Le typhon Kaemi a provoqué la mort de 14 personnes, dont deux Indiens et une Thaïlandaise, lors de son passage sur les côtes du Vietnam. Un couple de touristes indiens est mort noyé mardi dans la baie d'Halong à la suite du naufrage de leur bateau au large des côtes de la province de Quang Ninh (nord) et une touriste thaïlandaise qui se trouvait sur un autre bateau est également morte. Deux membres d'équipage de ces bateaux ont aussi péri dans la tempête. Neuf autres personnes sont mortes lundi et mardi dans les provinces du Centre. Les provinces les plus touchées par le typhon ont été celles de Quang Nam, Quang Ngai ainsi que les villes de Danang et Hué, ancienne cité impériale, où quatre personnes ont été blessées et un habitant porté disparu. Les autorités locales ont en outre perdu tout contact avec une soixantaine de bateaux de pêche se trouvant au large des côtes centrales au moment de l'arrivée du typhon et des vols domestiques reliant Hanoï au centre du pays ont été suspendus par Vietnam Airlines. Des pluies torrentielles ont fait monter rapidement les eaux de plusieurs fleuves du Centre, notamment celles de la rivère des Parfums de Thua Thien-Hué dont le niveau a déjà dépassé légèrement la cote d'alerte n3, a ajouté le responsable. Les dégâts matériels ont été évalués provisoirement à 75 milliards de dongs (5 millions de dollars) dans le centre du Vietnam où 40.000 hectares de rizières ont été inondées. Des mesures préventives urgentes ont été réclamées mardi par le Premier ministre Phan Van Khai, notamment pour l'évacuation des habitants vivant dans des régions menacées d'inondations. Le typhon Kaemi, le plus violent à frapper le Vietnam cette année, s'était affaibli mardi avant de se transformer ensuite en dépression tropicale. Le centre du Vietnam avait été frappé en novembre dernier par les inondations les plus meurtrières et dévastatrices depuis 40 ans qui y ont fait près de 600 morts et quelque 250 millions de dollars de dégâts matériels dans les 7 provinces de cette région.

Le typhon Bilis, qui a ravagé Taiwan mercredi, a laissé derrière lui au moins 11 morts, et sept disparus. Le "super typhon", le plus violent en Asie cette année, a également fait 79 blessés, dont 14 grièevement, et provoqué de nombreuses destructions. Sept femmes et un enfant ont été tuées par un glissement de terrain à Jenai (centre) qui a englouti le baraquement où elles avaient trouvé refuge pour éviter les vents violents et les pluies torrentielles. Trois autre personnes ont été tuées, l'une dans l'écroulement d'un mur, une autre par électrocution et la dernière frappée par une porte qui s'était décrochée de ses gonds. Les secouristes cherchent toujours à retrouver un médecin parti en randonnée avant l'arrivée du typhon et six étudiants portés disparus après avoir eux-aussi décidé de partir en excursion dans la montagne. Bilis avait atteint l'île mardi soir, propulsé par des vents de 267 km/h en moyenne et des pointes à 322 km/h. Bilis a diminué d'intensité en traversant Taïwan. Il a ensuite touché les côtes de la Chine continentale avec des vents de 165 km/h en moyenne et 200 km/h pour les plus violents. Quatre prisonniers ont par ailleurs profité du passage de Bilis dans le comté de Taitung (est) pour s'évader. Les écoles et bureaux avaient été fermés mardi avant l'arrivée du typhon dont le diamètre atteignait 600 km, plus que les 400 km représentant la longueur totale de Taiwan. Les compagnies aériennes ont annulé la plupart de leurs vols intérieurs tandis que le trafic ferroviaire a été interrompu dans les régions montagneuses de l'Est. Des milliers de pêcheurs se sont mis à l'abri dans les ports. Par ailleurs, un séisme de 5,7 degrés sur l'échelle de Richter a frappé l'est de l'île mercredi. On ne signalait ni victimes ni dégâts. En Angleterre, une tornade accompagné de fortes chutes de grêle s'est produite lundi, traversant une partie du Yorkshire et du Lincolnshire. Par endroits, la couche de grêle au sol atteignait 20 cm. Près de l'estuaire d'Humber, c'est une importante trombe d'eau qui a effrayé la population. Les fortes pluies ont inondé de nombreuses maisons et ont obligés la fermeture de nombreux bureaux. Ces inondations ont pricipalement touché les villes de Sutton-on-Sea, Trusthorpe et Mablethorpe. La foudre a également paralysé le trafic sur la voie ferrée de York. Mardi 22 :

L'ouragan "Debby" n'a pas occasionné de dégâts particuliers lors de son passage sur les îles de Saint-Barthélémy (française) et Saint-Martin (franco-néerlandaise). L'alerte cyclonique qui affectait ces deux îles a été levée, mardi, en milieu de matinée, par les autorités néerlandaises et françaises alors que la tempête tropicale, devenue un ouragan, poursuivait sa progression vers le nord de l'arc Caraïbe. "Debby" doit longer dans les prochaines heures les côtes nord de Porto-Rico et d'Hispaniola, l'île que se partagent la République dominicaine et Haïti. Le passage de "Debby" au-dessus de l'île française de Saint-Barthélémy (à 250 km au nord de Pointe-à-Pitre) n'a pas provoqué de dégâts. Dans l'île franco-néerlandaise de Saint-Martin (située également à 250 km au nord de Pointe-à-Pitre), les seuls dégâts signalés sont les quelques lignes électriques arrachées et qui étaient en cours de réparation, mardi, en fin de matinée. Selon les prévisions, mardi, le temps redeviendra ensoleillé sur l'ensemble de l'archipel de la Guadeloupe mercredi, des averses demeurant cependant possibles à proximité de Saint-Martin et Saint-Barthélémy.

L'enfant touché par la foudre, lundi en fin d'après-midi, sur un terrain de football de Thonon-les-Bains, est finalement décédé malgré les efforts des pompiers locaux pour le ranimer. La nouvelle de sa mort est intervenue alors que, dans un premier temps, les pompiers locaux avaient annoncé son décès avant de se raviser. Lors de la première alerte, les premiers pompiers qui s'étaient rendus sur place et avaient découvert le petit garçon, avaient annoncé à leurs supérieurs que l'enfant était décédé. Cependant, les médecins du Samu, arrivés peu après, s'étaient engagés dans une opération de réanimation, l'enfant, âgé d'une dizaine d'années, se trouvant "en état de mort apparente". Les pompiers locaux indiquaient même qu'il avait pu être ranimé. Finalement, l'enfant n'a pas pu être sauvé malgré tous les efforts des secours. Deux autres enfants commotionnés, dont un plus gravement, ont été hospitalisés, mais leurs jours ne sont pas en danger. Les trois victimes sont âgés de 10, 11 et 13 ans. Les enfants jouaient sur le terrain de football municipal de Saint-Disdille, lorsque la foudre s'est abattue. Au moment du drame, 27 personnes se trouvaient sur le terrain de sport. Le propriétaire du terrain de camping de Disdille, situé à 150 m du terrain de football, a indiqué qu'au moment du drame "une pluie fine avait commencé à tomber, mais il n'y avait pas de tonnerre, pas de gros nuage noir". "Je discutais avec un client à l'accueil, mais rien ne laissait présager de la suite. Si j'avais été sur le terrain, j'aurais continué à jouer au foot. Il y a eu un énorme coup de tonnerre et la foudre est tombée d'un coup. On était tous abasourdis", a-t-il raconté. Un violent orage, avec des grêlons atteignant 8 centimètres de diamètre, s'est abattu lundi après-midi dans le nord de l'Aveyron, occasionnant d'importants dégâts dans les deux communes rurales de Lacalm et Alpuech, près de Laguiole. L'orage, qui a débuté peu après 12h00, a endommagé de nombreux bâtiments agricoles, emporté les toitures d'une quinzaine d'habitations et causé de nombreux dégâts sur les voitures ainsi que sur plusieurs caravanes stationnées au camping de Lacalm. Au total, une trentaine de pompiers sont intervenus sur ces sinistres, qui n'ont pas fait de blessés, et un chasse-neige a dû être utilisé pour dégager les nombreux grêlons amassés dans les rues des deux villages. Le typhon Bilis, accompagné de rafales de vent atteignant plus de 320 km/heure, s'approchait mardi de Taiwan, où des mesures importantes de prévention ont été prises pour faire face à son exceptionnelle puissance. Les écoles et les bureaux dans cette île de 22 millions d'habitants ont été fermés en milieu de journée et l'est de l'île à Hualien et Taitung étaient déjà battus par des vents et des pluies annonciatrices de ce typhon. Ce cyclone dévastateur, déjà classé comme "super typhon", est le plus puissant typhon en Asie cette année. De plus, il se renforce en approchant de Taiwan. D'un diamètre de 600 km, soit plus que la longueur de Taiwan (400 km), ce typhon devrait toucher la totalité de l'île. Son oeil d'un diamètre de 30 km devrait traverser le sud de l'île dans la nuit de mardi à mercredi, non loin de la deuxième plus grande ville de Taiwan, le port de Kaohsiung. Il devrait quitter l'île mercredi en milieu de journée à destination de la Chine. Un homme a déjà été tué par la chute d'un mur sur un chantier à Pali, non loin de Taipei et un randonneur a été porté disparu. Le gouvernement a mis sur pied un centre anti-typhon à Taipei composé de policiers, de pompiers et d'unités de l'armée. Les compagnies aériennes ont annulé la plupart de leurs vols intérieurs tandis que le trafic ferroviaire a été interrompu dans les régions montagneuses de l'est. Selon la télévision, des milliers de pêcheurs se sont mis à l'abri dans les ports de l'île. Des responsables du Bureau central de météorologie ont également mis en garde contre des glissements de terrain et des inondations dans les zones de basse altitude. Les vents violents vont provoquer des vagues énormes en mer, déraciner des arbres, renverser des véhicules et détruire les panneaux à l'intérieur. Les autorités locales ont également mis sur pieds des unités d'intervention d'urgence dans la région de Nantou (centre de Taiwan) où des milliers d'habitants vivent toujours dans des abris précaires après le tremblement de terre meurtrier d'une magnitude de 7,6 qui avait frappé Taïwan le 21 septembre dernier. Le Centre américain de surveillance des cyclones a indiqué que Bilis était soutenu par des vents atteignant en moyenne 267 km/h, avec des rafales jusqu'à 322 km/h. Le typhon "devrait maintenir sa force et même peut-être se renforcer au cours des prochaines 12 heures avant d'atteindre le sud de Taiwan", a indiqué ce centre à 09H00 GMT. Le mois dernier, le typhon Kai-Tak qui a touché l'est de Taiwan a fait trois morts et des dégâts estimés à 35 millions de dollars de Taiwan (1,16 million de dollars US). En 1994, le typhon Tim avait tué 17 personnes et en avait blessé 70. 37 millions d'Iraniens, soit plus de la moitié de la population totale du pays, sont affectés à des degrés divers par la sécheresse qui frappe ce pays depuis deux ans. Selon Vladimir Sakharov qui a dirigé cette mission sur place du 22 juillet au 8 août, la plupart de ces personnes sont de petits agriculteurs qui ont vu leurs récoltes détruites et leur bétail mourir faute d'eau. Quelque 800.000 animaux ont ainsi été décimés. C'est une situation sans précédent qui résulte de la combinaison de deux années de sécheresse, celle de l'an dernier qui était sérieuse et celle de cette année qui est extrême et qui n'avait pas été prévue dans ces proportions. La sécheresse frappe 18 des 28 provinces du pays, la plupart dans le sud, l'est et le centre de l'Iran. Le Sistan Balouchistan et le Khorassan où se trouvent la plupart des 1,4 million de réfugiés afghans en Iran, sont les régions les plus touchées. 60% de la population rurale pourrait être forcée de gagner les villes pour subsister si rien n'est fait pour pallier cette sécheresse, la pire que le pays ait connue depuis 1964. Lundi 21 :

Un violent orage a provoqué dimanche soir d'importants dégâts matériels en Haute-Marne et en Lorraine, emportant 80% des toîts à Malancourt et Nouillenpont (Meuse). L'épisode orageux, accompagné de rafales de vent pouvant aller jusqu'à 120km/h, n'a fait ni blessé, ni victime. Le village meusien de Malancourt, qui compte environ 150 habitants, est privé d'électricité et de téléphone après le passage vers 20h30 de ce violent orage. De nombreuses routes ont été coupées par des arbres et des lignes électriques jetés à terre dans le nord de la Meuse. En Meurthe-et-Moselle, les secteurs de Piennes, Briey, Homécourt et Villerupt ont été malmenés par le vent ou l'eau ainsi qu'au nord de Metz, en Moselle, où pas mal d'arbres ont été couchés et des voitures poussées dans le fossé. Les automobilistes ont été contraints de rouler à 20 km/h sur l'autoroute A31 entre Metz et Luxembourg. Les pompiers ont également été submergés d'appels en Haute-Marne, en particulier au niveau des agglomérations de Montir-en-Der, Chevillon, Bayard et Wassy. Les secours ont été appelés pour des toitures arrachées et pour des arbres arrachés.

La situation "est sous contrôle" plus de vingt-quatre heures après le déclenchement de l'incendie, qui a ravagé près de 2.000 hectares de forêts dans le nord-ouest du département, près d'Annonay. La progression du feu a été stoppée et contenue. Pour l'instant le vent n'a pas repris, mais des bourrasques liées à une météo orageuse peuvent se lever à tout moment et attiser des foyers encore actifs. Près de 1.000 pompiers venus de toute la France, sont toujours mobilisés et leur priorité demeure la protection des habitations autour de la commune de Saint-Marcel-les-Annonay. Deux des douze bombardiers attendus en renfort ont décollé tôt ce matin de la base de Marignane (Bouches-du-Rhône), et devaient entrer en action dans la matinée pour écraser le front des incendies afin d'éviter toute autre propagation, a indiqué la préfecture. Les 300 militaires appelés pour surveiller l'évolution de l'incendie sont arrivés sur place. Ils ont commencé à prêter main forte aux pompiers. Un deuxième foyer situé vers Saint-Martial, dans le massif du Mezenc (ouest du département) qui a brûlé 20 hectares, a également été maîtrisé vers 22H30 dimanche soir, mais demeure sous haute surveillance. Plusieurs mises en sécurité d'habitation ont été effectuées mais aucune évacuation massive. Aucun blessé n'a été rapporté. Dimanche 20 :

Une voiture de police qui patrouillait dimanche matin sur une grande avenue de Poitiers (Vienne) a été atteinte par la foudre et deux policiers ont été commotionnés par le choc. Hospitalisés au CHU de Poitiers, ils devaient en sortir dimanche soir. La décharge électrique s'est abattue vers 06h30 à proximité immédiate de la patrouille de police appelée pour un tapage nocturne. Par ailleurs, lors de ces intempéries qui se sont abattues sur la Vienne, deux villages ont été dévastés par une violente chute de grêlons de la taille d'oeufs de pigeon. Des voitures ont été cabossées, des pare-brises cassés et des toitures endommagées par la grêle à Bois-Joubert, près de Paizay-Le-Sec, et à Le Guet, dans la commune de Chauvigny, mais on ne déplore aucun blessé. Les cultures de fleurs et légumes ont été hachées par les grêlons.

Un jeune parisien de 24 ans a été tué, dimanche après-midi dans le jardin des Tuileries, par la foudre qui s'est abattue sur une grille du jardin, alors que la victime se trouvait à proximité. Selon les pompiers qui citent le témoignage d'un marchand ambulant, le jeune homme -dont l'identité n'a pas été communiquée- se trouvait à une vingtaine de mètres de la grille qui clôt le jardin en son extrémité Est, le long de l'avenue du général Lemonnier (1er ardt.). Vers 14H30, un orage court et violent a éclaté. La foudre est alors, selon ce témoin, tombée sur la grille du jardin et a atteint le jeune homme par ricochet. Il n'a pu être réanimé, en dépit de l'intervention rapide des pompiers et du SAMU. Ce type d'accident est rarissime dans la capitale compte tenu du nombre important de paratonnerres disposés au faîte des immeubles et édifices publics. Quelques 120 pompiers luttaient dimanche matin contre un incendie attisé par le vent qui s'est déclaré peu avant 01h00 dans une zone montagneuse du nord-ouest du département de l'Ardèche. Le feu, qui a pris entre les villages de Villevocance et de Roiffieux, s'est propagé rapidement dans le massif planté en majorité de résineux, touchant dimanche matin une centaine d'hectares. Les secours ont en effet eu du mal à atteindre cette zone difficile d'accès. Un camp d'adolescents, composé de 22 personnes, situé dans le hameau de Toissieu sur la commune d'Annonay, a dû être évacué tôt dimanche matin. Un peu plus tard, les adolescents ont pu cependant réintégrer les lieux, une fois le danger écarté. Un chalet, dont les deux habitants ont également été évacués, a brûlé. Dimanche vers 09h30, les pompiers de l'Ardèche, renforcés par deux groupes d'intervention de l'Isère, se trouvaient engagés dans une opération de défense des habitations menacées, l'incendie n'étant pas encore maîtrisé en raison d'un vent violent venant du sud. Les hommes au sol ont reçu le soutien de trois canadair et de deux hélicoptères, l'un bombardier d'eau, l'autre de la sécurité civile de Lyon pour une mission de commandement. Le feu a également atteint une zone difficile d'accès situé dans le département voisin de la Loire. Samedi après-midi, un autre incendie avait ravagé plus de 50 hectares près du Pouzin (Ardèche), nécessitant l'intervention d'une centaine de pompiers. Les pompiers luttaient toujours contre plusieurs foyers, dont deux incendies importants, dans les alentours d'Ajaccio dimanche matin. Les deux principaux sinistres avaient ravagé 400 hectares dans la vallée de Peri, sur la commune de Cuttoli, et 100 hectares sur la commune voisine de Bottacina. Si les feux semblaient moins virulents que samedi après-midi, ils nécessitaient toutefois l'intervention des Canadair, dont certains venus du continent, qui ont repris leurs rotations au lever du jour. Samedi après-midi, de nombreux départs de feu ont été enregistrés à peu de temps d'intervalle. En Caroline du Nord, de violents orages ont privé d'électricité plusieurs milliers de foyers samedi, environ 30.000 selon les dernières estimations. Ces orages, accompagnés de très fortes rafales de vent et de violentes chutes de grêle ont causés de nombreux dégâts. La foudre a également incendié plusieurs maisons. Les rafales de vents, estimées à 120-130 km/h, ont abattus de nombreux arbres et retournés trois avions de petite taille sur l'aéroport de Rowan County. Samedi 19 :

Une mini-tempête s'est abattue dans la nuit de vendredi à samedi sur le nord de l'Essonne et le sud du Val-de-Marne, sans faire de blessé mais occasionnant des dégâts matériels et déclenchant des dizaines d'interventions des pompiers. Dans l'Essonne, la pluie et surtout le vent, qui a arraché des tuiles, des fils électriques et cassé des arbres qui sont tombés sur la chaussée, ont fait intervenir dans la nuit 70 pompiers à près de 200 reprises. L'orage a traversé le département d'ouest en est de 01h00 à 03h00, touchant essentiellement les communes du Val-d'Yerres et tout particulièrement les villes de Brunoy et de Yerres. Dans le Val-de-Marne, la tempête a été circonscrite aux villes de Marolles-en-Brie, Santeny et Villecresnes, qui regroupent environ 15.000 habitants. Il a surpris les pompiers, qui n'avaient pas reçu de bulletin météorologique signalant l'éventualité de telles intempéries. La tempête a occasionné des dégâts forestiers, notamment des chutes d'arbres, et endommagé des voitures, des toitures et des cheminées, nécessitant une quarantaine d'interventions des pompiers dans la nuit. D'autres interventions à la demande de particuliers étaient encore en cours samedi matin.

La mini tempête qui s'est abattue sur le sud du Val-de-Marne dans la nuit du 18 au 19 août n'a pas épargné le centre d'entraînement des trotteurs de Grosbois à Boissy-Saint-Léger. Les dégâts enregistrés ont été plus importants que lors de la fameuse tempête du 26 décembre dernier, même si les hommes et les chevaux n'ont pas été touchés directement, selon plusieurs professionnels des courses. Les dégâts matériels sont importants : beaucoup d'arbres ont été arrachés, notamment dans l'allée Royale, et quelques vans retournés. Les pompiers de Corse et du sud-est de la France, où règne une forte canicule et une importante sécheresse, ont lutté samedi contre plusieurs incendies dont la plupart étaient en régression et en voie d'être maîtrisés en début de soirée. Après avoir parcouru quelque 400 hectares de gros maquis dans l'après-midi, un incendie était en voie d'être contenu dans la plaine de Peri, aux alentours du village de Cuttoli, à une vingtaine de kilomètres au nord-est d'Ajaccio. Quelques foyers persistaient dans une zone de moyenne montagne, à l'écart de toute zone d'habitation, et quatre Canadair devaient continuer leurs survols jusqu'à la tombée de la nuit. Quelques maisons avaient été évacuées dans l'après-midi par mesure de précaution. Les pompiers étaient confrontés à de nombreux petits foyers dans l'île qui, même si les surfaces concernées étaient réduites, mobilisaient les secours pour les empêcher de prendre de l'ampleur. Dans les Bouches-du-Rhône, un sinistre a parcouru quelque 150 hectares d'une zone de pinèdes dont 70 ont été détruits sur la commune de Saint-Mitre-Les-Remparts, dans l'ouest du département, entre Fos-sur-Mer et Martigues. L'incendie n'a menacé aucune zone habitée, seul un club hippique ayant dû, un temps, être protégé par les pompiers. Dans le Gard, 50 hectares de pins et d'arbustes ont été parcourus et 30 brûlés, entre les communes d'Aramon et de Domazan. En début de soirée, le sinistre était entièrement maîtrisé. En Vaucluse, un autre sinistre a ravagé une vingtaine d'hectares de chênes et de résineux avant d'être contenu, sur la commune de Beaumont-de-Pertuis, dans le Lubéron. Le sinistre s'est déclenché à partir de deux foyers distincts et n'a menacé aucune habitation. Attisés par des vents violents, les incendies qui ravagent l'ouest américain se sont encore intensifiés vendredi. 16 nouveaux incendies se sont déclenchés en 24 heures et de nombreuses évacuations ont dû être effectuées dans le parc de Yellowstone. Ce parc, qui se trouve aux confins du Wyoming, du Montana et de l'Idaho, fait l'objet d'une surveillance continue de la part des pompiers et des bénévoles. Des éclairs sont à l'origine des nouveaux foyers d'incendies, aidés par un vent entre 25 et 40 km/heure. Et la situation risque encore de s'aggraver dans les prochains jours en raison de conditions météorologiques défavorables : risque d'orages secs, de violents éclairs et de pluies soudaines accompagnés de vents soufflant à 50-65 km/heure. La surface en proie aux flammes est en passe d'atteindre 440 000 hectares et mobilise à ce jour plus de 20 000 pompiers et bénévoles. Onze Etats de l'Ouest sont actuellement touchés par les incendies : l'Utah, l'Idaho, le Montana, le Colorado, le Wyoming, le Nouveau Mexique, le Nevada, l'Arizona, la Californie, l'Oregon, et l'Etat de Washington. Ailleurs aux Etats-Unis, le Texas (sud) et la Floride (sud-est) sont également touchés. Malgré des prévisions alarmistes, neuf incendies ont réussi a être contenus la nuit dernière, ce qui porte le nombre total d'incendies à 92. Depuis le début de l'année, 2 080 000 hectares ont été détruits par le feu dans plus d'une dizaines d'Etats américains. De violents orages ont éclaté en Ile-de-France cette nuit. A Brétigny-sur-Orge dans l'Essonne, à 0h30 locale, un orage accompagné de fortes pluies a provoqué de très fortes rafales de vent, jusqu'à 115 km/h au plus fort de la tempête. Quelques dégâts ont été signalés : quelques arbres abattus et des rideaux métalliques envolés. Les pompiers ont d'ailleurs du intervenir à plusieurs reprises. Les communes de Brunoy et Yerres ont été les plus touchées avec des vents d'une rare violence. De nombreux arbres et poteaux électriques ont été arrachés et certaines routes sont encombrées. Par ailleurs, beaucoup de toitures ont été endommagées et des cheminées n'ont pas résisté aux rafales. A 8 heures ce matin, 60 pompiers sont encore sur place pour déblayer les routes. Un cycliste de 49 ans est décédé vendredi matin à Saulxures-sur-Moselotte (Vosges), tué par la foudre alors qu'il s'était mis à l'abri de l'orage sous un arbre. Jean Cerchiaro, un habitant de Saulxures-sur-Moselotte, marié et père de deux enfants, a été foudroyé sur place, vers 9H30 et est décédé sur le coup. "Il a fait exactement ce qu'il ne fallait pas faire par temps d'orage : se mettre sous un arbre", a expliqué un gendarme. Un des réacteurs de la centrale nucléaire de Rivne, ouest de l'Ukraine, a été stoppé d'urgence vendredi à la suite d'un incendie dans l'un de ses transformateurs frappé par la foudre. L'incident est survenu dans la nuit de jeudi à vendredi à 3H15 locales (0H15 GMT). "Aucune hausse de la radioactivité n'a été enregistrée et l'incident n'a fait aucun blessé", a souligné un ingénieur de permanence, Dmitry Atiasov. Les transformateurs sont situés en dehors de l'enceinte de confinement du réacteur contenant le combustible nucléaire. Les pompiers ont maîtrisé l'incendie "dans les 10 ou 15 minutes" et le feu ne s'est propagé à aucun autre bâtiment ou équipement de la centrale. Les dommages semblent importants et le troisième bloc ne sera pas relancé avant le 6 septembre. En 1991, un incendie à la centrale de Tchernobyl avait dévasté les générateurs du second réacteur, forçant son arrêt définitif. Le quatrième bloc de Tchernobyl avait, lui, explosé en 1986 lors du plus grave accident du nucléaire civil. La centrale de Rivne est équipée de trois réacteurs à eau pressurisée de conception soviétique: deux de type VVER-440 (440 mégaWatts) et un VVER-1000 (1.000 mégaWatts). Chaque réacteur est équipé de deux transformateurs. Un quatrième bloc de type VVER-1000 est en cours de construction à Rivne et devrait compenser une partie des pertes énergétiques liées à la fermeture de la centrale de Tchernobyl, prévue le 15 décembre 2000. En plus de Rivne et de Tchernobyl, l'Ukraine compte trois autres centrales: Zaporijia (la plus grande d'Europe), Khmelnitsky et Pivdeno Ukrainska. En tout, elles produisent près de la moitié de l'énergie électrique de cette ancienne république soviétique de 50 millions d'habitants. Le mauvais temps, la sécheresse suivie d'inondations, a causé d'importantes pertes en vie humaines et a entraîné le déplacement de millions de personnes ainsi que la destruction de récoltes dans plusieurs pays d'Asie. En Inde, de récentes inondations ont tué au moins 150 personnes dans le nord-est du pays et détruit les cultures sur d'importantes surfaces ainsi que les structures d'irrigation. Des milliers de personnes ont également été contraintes de quitter leurs domiciles. Près de 4,5 millions de personnes habitant environ 4.000 villages ont vu leurs habitations détruites par les inondations faisant craindre la faim mais également des épidémies de malaria et diarrhée. Au Bhoutan, quelque 200 personnes ont été tuées par des glissements de terrains causés par les pluies dans la région centrale du pays, tandis qu'au Népal ce sont plus de 100 personnes qui ont trouvé la mort. Le Cambodge a également été touché par d'importantes inondations, alors que d'autres pays asiatiques, comme la Chine, ont souffert de la sécheresse. Plus de 100 villes dans le nord du pays ont instauré des systèmes de rationnement d'eau et la récolte devrait chuter de 11 millions de tonnes (9,3%) en raison de cette sécheresse qualifiée de "pire" des quelques dernières dizaines d'années. En Iran, la sécheresse a également causé d'important dégâts à l'agriculture et touche plus de la moitié des 67 millions d'Iraniens. La situation risque d'empirer avec l'arrivée d'Afghans fuyant la sécheresse dans leur pays. En Afghanistan, la récolte céréalière pour l'année en cours est estimée à 1,82 millions, accusant une baisse importante de 44% par rapport à l'année précédente, qui était déja considéré comme faible en raison de la sécheresse. La situation alimentaire reste "défavorable" dans certaines régions du Pakistan ainsi que pour des milliers de familles nomades en Mongolie. La production agricole de plusieurs anciennes républiques soviétiques en Asie, comme l'Arménie, la Géorgie et le Tadjikistan, a également été "sérieusement affectée" par un printemps et un été inhabituellement secs et chauds.


Archives

© copyright Gene Moore

© Lameteo.org | Site créé le 12 mai 1999